Exposition Balloon Balloon – Sifat et Xavier

Découvrez toutes les photos du vernissage de l’exposition « Balloon Balloon » de Sifat et Xavier, dans la GALERIE PHOTOS.

Nous reviendrons en détails sur le travail de Sifat dans quelques semaines.

© Sifat

Vol de tableaux : les suspects arrêtés

            © AFP – Le 20 mai 2010, le Musée d’art moderne de la ville de Paris
fermait provisoirement ses portes, pour laisser travailler les enquêteurs.

Trois personnes ont été écrouées le 16 septembre dernier dans l’enquête sur le vol de cinq tableaux de grands maîtres dans la nuit du 19 au 20 mai 2010  au Musée d’art moderne de la ville de Paris (16e). L’un d’entre-eux est soupçonné d’avoir participé au vol, les deux autres d’être les receleurs. Les œuvres, elles, n’ont toujours pas été retrouvées. L’information a été révélée hier soir par la mairie de Paris. La valeur globale de ces tableaux dérobés (Picasso, Léger, Matisse, Braque et Modigliani) est estimée à 100 millions d’euros. Ils appartenaient tous à la collection permanente du musée.

Les œuvres toujours manquantes sont les suivantes :

« Le pigeon aux petits pois » – Picasso

« La pastorale » – Matisse

« L’olivier près de l’Estaque » – Georges Braque

« La femme à l’éventail » – Modigliani

« Nature morte aux chandeliers » – Fernand Léger

Selon le maire de Paris Bertrand Delanoë, un « dysfonctionnement partiel » du système d’alarme dans une partie du musée avait été constatée depuis le 30 mars. Dans un communiqué de presse en date du 20 mai 2010, il s’était dit « particulièrement attristé et choqué de ce vol qui est une atteinte intolérable au patrimoine culturel universel de Paris ». Et souhaitait que « tous les moyens soient mis en œuvre pour retrouver ces chefs d’œuvre ».

L’enquête avait été confiée à la brigade de répression du banditisme.

Le vol annoncé au grand jour, le signalement et les photos des tableaux pouvaient enfin être diffusés sur toutes les bases de données policières existantes dans le monde, via Interpol. L’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (au sein de la direction centrale de la Police judiciaire) compétent en matière de vol et de recel de vol dans ce domaine, alimente la photothèque Treima (Thesaurus de recherche électronique et d’imagerie en matière artistique), qui recense environ 80 000 images d’oeuvres d’art disparues. Interpol, de son côté, tient une base identique recensant plus de 35000 images des « œuvres d’art les plus recherchées dans le monde ».

Les vols de tableaux de grands maîtres sont de plus en plus courants. Le 9 juin 2009, un carnet de dessins signés Picasso, estimé à plusieurs millions d’euros, avait été volé au musée Picasso à Paris (3e), à l’époque en pleine rénovation et donc vulnérable en termes de sécurité.

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Marcel Vinsard : « Je ne suis pas artiste, je suis bricoleur »

Marcel Vinsard a ses journées bien occupées. Difficile pour ce coiffeur retraité de ne pas mettre la main à la pâte dès que l’occasion lui est donnée. Dans une petite ville iséroise, le portail qui mène à son jardin extraordinaire est toujours ouvert… et l’homme de la maison n’est jamais loin pour vous accueillir avec le sourire et pour vous présenter l’intégralité de ses œuvres et les anecdotes qui leur sont liées.

A 81 ans, Marcel Vinsard se rend tous les jours à la déchetterie, les deux mains bien accrochées au guidon de son vélo, pour dénicher de petites merveilles qui viendront apporter une touche décalée à sa créativité et agrandir sa collection. Pour ce mordu de cyclisme, pas une journée ne passe sans mettre un pied dans son atelier. « Je me lève souvent à 3-4 heures du matin. Je descends dans mon garage et je n’arrête pas. Je réalise jusqu’à un ou deux modèles par jours. Je suis un bricoleur qui fait des modèles, des statues… mais je ne sculpte pas ! »

« J’ai commencé à travailler avec du bois, il y a onze ans de cela, explique ce retraité dynamique. Mes premières œuvres ont été réalisées dans des écorces. Je me suis ensuite mis au béton cellulaire qui résiste mieux à la pluie et maintenant je travaille avec du polystyrène. C’est peut-être une matière fragile, mais facile à travailler ». Animaux, totems du Canada, personnalités, personnages de dessins animés ou portraits de proches… quand Marcel Vinsard n’est pas en train d’achever l’une de ses œuvres, il passe son temps à entretenir ses 180 sculptures déjà réalisées : « Je ne suis pas artiste, je suis bricoleur », explique cet homme généreux.

Parmi les artistes qui l’inspire, on retrouve Alberto Giacometti. Et Marcel Vinsard n’hésite pas à développer un geste artistique proche du sculpteur suisse. « Je peux faire un modèle en une heure et un Giacometti dans la journée. C’est d’ailleurs le huitième que je viens de réaliser ». Ci-dessus, Marcel Vinsard présente l’une de ses œuvres : il s’agit de Diego, le frère d’Alberto Giacometti.

Son chalet en bois renferme lui aussi ses secrets. Ses nombreuses photos éparpillées témoignent du temps qui passe… et des œuvres qui n’ont pas résisté face aux assauts du temps ou aux dégradations d’enfants désoeuvrés. En tout cas, une chose est sûre : l’artiste, qui se dit « bricoleur », n’a pas fini de donner un second souffle à ses œuvres. Deux de ses sculptures vont bientôt le quitter : l’une va prendre la route de l’Hôtel de ville de Grenoble et l’autre rejoindra la municipalité de Chambéry.

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Esper, « c’est l’envie de meilleures choses »

Le collectif « Haut en couleur », c’est avant tout l’histoire d’une famille. Ils ont choisi la voie artistique et mettent tout en place pour vivre de leur passion. Rencontre avec Esper, l’un des deux directeurs artistiques d’HEC, à son compte depuis 2005/2006.

Pour comprendre la naissance du collectif, il faut remonter à l’année 2001. « Avec Raphaël, nous avons créé un crew de graffeurs, devenu un collectif en 2006 », explique Esper. Deux photographes, un web-développeur, des artistes polyvalents… « Pour pouvoir répondre à des commandes de l’événementiel, il fallait regrouper toutes les équipes capables de répondre à la demande ». Cinq ans plus tard, interrogé sur son plus beau souvenir au sein du collectif, Esper a déjà la réponse en bouche : « Pour moi, c’est le projet de la fresque « Haut en couleur » en vidéo. On l’a réalisé sur un mur, en créant une ambiance, et la vidéo tournée a été le lancement de la création du site Internet ».

« Les gens ont l’impression de repartir avec un bout de l’exposition »

Pour l’exposition « Habitation en carton » à La Friche, qui s’est terminée dimanche, Esper a voulu innover : « J’en avais marre des expos collectives avec un accrochage très propre, aligné. Alors je me suis dit : tiens, on va transformer la friche en carton. Nous en avons tous récolté pendant deux semaines. Une fois que tout a été placardé, nous avons posé toutes les œuvres au sol et essayé de faire un accrochage ». Rien n’était laissé au hasard : même le nom de l’exposition reprend les initiales du collectif. « L’exposition a évolué, car des touristes ont acheté des œuvres au fur et à mesure », poursuit Esper. Ce fut le cas de l’unique œuvre de Gustav réalisée pour l’occasion : une mosaïque de photos qu’il a dû refaire pour la suite de l’exposition. « En achetant, les gens ont vraiment l’impression de repartir avec un bout de l’exposition », s’amuse Esper.

Une pratique, un geste artistique : le body calligraphisme

« L’art, il n’y a que ça qui me fasse vibrer, confie l’artiste. Je fais partie de ceux qui ont de la chance d’avoir fait de leur passion un métier ». Son « truc » à lui, c’est la peinture sur corps. Mais il n’est pas ici question de body painting. « Ce que je fais, c’est du body calligraphisme, dans le sens où je me suis affranchi des règles de la lettre. Je me sers des courbes, je le fais à l’instinct » en toute improvisation. « J’ai travaillé avec Soket, la photographe de mon projet, pour sortir un bouquin sur la calligraphie sur corps (ou body calligraphisme), qui est la réappropriation du bodypainting par le graffeur », explique Esper. Du 25 au 28 août, les deux artistes exposaient leurs performances et le fruit de leur collaboration rue Dénoyez.

« Mon super-héros à moi, c’est ma mère »

Si Esper est avant tout artiste, il est aussi riche en connaissances culturelles depuis son plus jeune âge : 12 ans de conservatoire derrière lui. Rien d’étonnant lorsque l’on sait qu’il est issu d’une famille d’artistes : un grand père architecte et artiste peintre, une mère dotée de la fibre artistique… « et puis j’ai été bercé aussi bien avec Mozart qu’avec Nat King Cole ou Minnie Ripperton » ! Parmi les artistes qu’il affectionne tout particulièrement figurent le calligraphe Hassan Massoudy, ou encore l’illustrateur Olivier Vatine. Sa jeunesse a aussi été marquée par le sport de haut-niveau, mais c’est dans l’art qu’il a appris à s’épanouir au fil du temps. Avec un blase (ndlr : pseudo) bien choisi : « J’ai eu une enfance difficile, entre violence et absence paternelle… mais ma mère m’a insufflé son optimisme et un espoir incroyable. Esper, c’est l’envie de meilleures choses ». Pour cette exposition temporaire, Esper « avait envie d’un thème un peu plus personnel ». L’une de ses oeuvres a été inspirée par les « super-héros ». Avant de confier : « Mon super héros à moi, c’est ma mère ».

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Fin de l’exposition du collectif « Haut en couleur »

PARIS 20e, DIMANCHE 11 SEPTEMBRE, LA FRICHE.

Le collectif « Haut en couleur » et la rue Dénoyez étaient en fête, pour le finissage de son exposition « Habitation en carton ». Musique, rencontre avec les artistes, vente aux enchères des œuvres… la journée était placée sous le signe de la découverte et de la détente. Retour en images.


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