Archives de Catégorie: Histoire de l’art

ART CLOKEY : un univers imaginaire

Mercredi, le moteur de recherche Google avait consacré, sur sa page d’accueil, un Doodle animé à la mémoire d’Art Clokey qui aurait fêté ses 90 ans. Les studios Clokey Productions Premavision ont participé à cette création unique. « Le Google Doodle est un parfait hommage au travail de mon père » a déclaré son fils, Joe Clokey, dans un communiqué. « Entre sa vie et sa carrière cinématographique, Art était en avance sur son époque. Mon père aurait été ravi d’être connecté à Google de cette façon ». Les personnages ont été modelés par Nicole LaPointe-Mckay. C’est ensuite Anthony Scott, connu dans le milieu de l’animation (L’Étrange Noël de monsieur Jack), qui a créé l’animation Doodle de ses propres mains.


Art Clokey est le pionnier du film d’animation en pâte à modeler. Ce réalisateur américain est aussi le papa de Gumby. Il lui a donné vie en 1955, en créant un premier prototype. Cette même année, les férus de cinéma découvrent Gambasia, son tout premier court-métrage. Un an et demi plus tard, les enfants peuvent découvrir « The Gumby Show » le samedi matin, sur leurs écrans de télévision. Ce sont les miracles de l’animation qui ont permis à Art Clokey de créer ce petit bonhomme vert en d’argile, au visage aussi sympathique qu’amusant.

Davey & Goliath, réalisé à la demande de l’Eglise luthérienne

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Le 13e portrait de Léonard de Vinci identifié

Plus de 100 millions d’euros. C’est la valeur estimée de « La belle princesse », identifié comme étant le treizième portrait de la main de Léonard de Vinci. En janvier 2008, la société « Christie’s » (Park avenue, New York) avait mis ce dessin aux enchères et catalogué ce dernier dans les « Vieux dessins de maître – allemand, début du XIXe siècle ». Il était estimé entre 12 000 et 15 000 dollars lors de la vente aux enchères.

C’est Kate Ganz qui « possède à Manhattan une galerie spécialisée dans les maîtres italiens de la Renaissance, mais qui vend aussi des dessins modernes », selon Lemonde.fr, qui va acquérir cette « Jeune fille de profil en costume Renaissance » pour 21 850 dollars. C’est entre les mains de Peter Silverman, un collectionneur, que va atterrir ce vélin (page d’un manuscrit) aux trois craies (33×34 cm), persuadé que l’œuvre pourrait être un Léonard de Vinci. « J’ai d’abord pensé à un Ghirlandaio, a-t-il confié au Monde. Puis je me suis pris à rêver : et si c’était de Vinci ? »  En 2007, il s’adresse au laboratoire parisien « Lumiere Technology ».

Les Français Martin Kemp et Pascal Cotte, après avoir numérisé l’œuvre avec une caméra à très haute définition, découvrent une empreinte palmaire sur le tableau. Elle est similaire à celle trouvée sur le Saint-Jérôme du Vatican.

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Trois trous à gauche, dans la bordure de l’œuvre, laissent penser à un manuscrit. Les recherches de l’historien d’art d’une université américaine David Wright le conduise vers les  « Sforziades » (quatre livres imprimés en 1490) à la demande des Sforza de Milan pour la noblesse milanaise. A Varsovie, l’un des exemplaires conservé présente d’étranges similitudes : espacement des trous de reliure, même vélin. Et une page manque à l’appel ! Toujours selon Le Monde, cet exemplaire aurait été produit à l’occasion du mariage de Bianca, fille illégitime du duc Ludovico Sforza.

Martin Kemp est un spécialiste international de Vinci. Et il en est persuadé :  « Nous pouvons maintenant être certains que le portrait dépeint Bianca Sforza, en l’honneur de la célébration de son mariage en 1496, et que Léonard de Vinci en a été l’artiste : le livre étant daté et l’origine prouvée, il n’y a qu’un seul artiste peintre travaillant à la cour des Sforza qui dessinait de la main gauche : Léonard de Vinci », rapportait Le Monde. D’autant plus que les couleurs originales rappellent les codes héraldiques des Sforza.

Du 9 novembre au 5 février, une exposition sera présentée à la National Gallery de Londres, « Léonard de Vinci : peintre à la cour de Milan ». Mais les organisateurs et une partie de la communauté scientifique ne sont toujours pas convaincu que cette dernière découverte puisse être de Léonard de Vinci, car aucune autre de ses œuvres sur un tel support (vélin) n’est connu à ce jour. Décidément, le temps qui passe ne finira jamais de nous surprendre. Et de révéler l’existence d’œuvres de grands-maîtres, qui n’avaient jusqu’alors jamais été identifiées.